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Les millesimes
Les Coins Datés

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Création du site : 13 novembre 2007

Nouvelle version : 5 novembre 2010

© SO.CO.CO.DA.MI.-2007

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Société des Collectionneurs de Coins datés et Millésimes

Les millésimes

Les coins datés

Les carnets

Glossaire

Les millésimes

En philatélie, chacun collectionne ce qu’il veut, comme il veut...

Dès le début (1849), les timbres ont été imprimés à plat, avec différentes techniques (typographie, lithographie…).
A partir du type Sage, les feuilles sont constituées de trois double-panneaux de 25 timbres, séparés verticalement par une bande de papier blanc de la largeur d'un demi-timbre
(voir schéma à droite).


A la fin du dix-neuvième siècle (à partir de 1891), et jusque dans le premier quart du vingtième siècle, les feuilles de timbres portent le "millésime" de l'année pour en faciliter le contrôle. Il s'agit du dernier chiffre de l'année d'impression (1 pour 1891, 2 pour 1892,… et ainsi de suite jusqu'à 0 pour 1900. L'année 1901

est à nouveau indiquée par 1, 1902 par 2, etc).

Ces millésimes sont imprimés dans la marge centrale, au niveau de la deuxième rangée de chaque panneau.

  

Schéma des feuilles de 150 timbres avec emplacement des millésimes
Schéma des feuilles de 150 timbres avec emplacement des millésimes

Les millésimes n'existent que pour les timbres de petit format. Les grands formats Merson ou Orphelins n'en portent pas. On trouvera donc des millésimes sur type Sage (20 valeurs), sur type Blanc (7 valeurs), sur type Mouchon (10 valeurs), sur type Semeuse lignée (7 valeurs), sur type Semeuse camée (15 valeurs), sur type Orphelins petits formats (9 valeurs), sur types Pasteur et Ronsard (4 valeurs).


Mais les millésimes existent aussi sur des timbres de "fin de catalogue" : Préoblitérés, Timbres-Taxe, Annulés et Timbres-Spécimen, Timbres de Franchise Militaire. On en trouve également sur les timbres pour les colonies, sur les surchargés pour l'Algérie ou Andorre, sur les émissions de Monaco de la même époque.

Histoire, définition

Les présentations

La présentation des millésimes la plus familière pour les philatélistes est la paire de timbres encadrant le millésime. C’est à cette présentation que se rapportent les cotes des catalogues dont celui de la SO.CO.CO.DA.MI.

Les millésimes non encadrés (un seul timbre avec le pont millésimé) n’ont guère la faveur des collectionneurs. C’est toutefois une solution à ne pas dédaigner lorsque les timbres sont rares ou chers ou sur lettre.

La présentation la plus prisée des spécialistes est le bloc de quatre avec le bord de feuille ou le pont interpanneaux supérieur. Esthétique, et seule présentation attestant de l’éventuelle absence de millésime (voir plus loin : "les plus"), c’est aussi la façon de collectionner les millésimes la plus onéreuse...

La collection complète des millésimes peut paraître aisée avec moins de 200 timbres différents à regrouper. Mais du fait de la multiplication des années, c’est plus de 750 pièces différentes qui existent, et cela sans tenir compte des sous-types des timbres et des diverses variétés...


Pour débuter une collection, il est possible de se limiter à un seul type de timbre et de rechercher pour chacune des valeurs l’ensemble des millésimes ayant existé.

Il est possible aussi de ne débuter que par un millésime, quelle que soit l’année, de chaque valeur de chaque type. Les petits budgets pouvant dans ce cas débuter en 1900 pour éviter les type Sage nécessitant un investissement supérieur.

La collection peut s’étoffer en y incluant les fins de catalogues et les sous-types du timbre, ainsi que les papiers GC (Grande Consommation). Le 15c vert Semeuse lignée par exemple peut se décliner en 4 sous-types, dont un existe en GC, ce qui donnera 20 millésimes différents. En y ajoutant la surcharge FM, la surcharge Préoblitéré, la surcharge Annulé, la surchage Préoblitéré Annulé et les surcharges Colonies, on arrive à une cinquantaine de pièces à regrouper.

Tout dépend de ses goûts et de ses moyens...

Les millésimes neufs sans charnière et avec gomme d’origine sont très recherchés. Ils sont même particulièrement rares en type Sage !

Les oblitérés sont actuellement peu recherchés. Ils sont pourtant souvent d’un intérêt documentaire plus grand et, quand ils ne sont pas de complaisance, ils sont assez peu nombreux sur lettres.

Les contenus de la collection

Neuf, charnière ou oblitéré ?

Etre sûr de l'année

Pour certains timbres, le même chiffre de millésime peut correspondre à plusieurs dates. Ainsi, le 1 sur le 2c Blanc peut représenter 1901 ou 1911 ou 1921.

Pour différencier les années, l’étude des sous-types est nécessaire, ainsi que celle des papiers et des nuances de teinte du timbre. En effet, quand le tirage d’un timbre s’est déroulé sur une longue durée, sa teinte a toujours évolué.

Les indications de l’ouvrage du Baron de Vinck, "Les millésimes des timbre-poste de France depuis 1900" permettent de différencier ces cas de millésimes multiples.

Un "plus" : les "SANS MILLESIME"

1909 ?

1919 ?

   1909, car 1919 est sur papier GC

Des "plus" : les papiers GC

Les millésimes renversés

Les millésimes de roulettes

Le papier "Grande Consommation" est un papier de qualité inférieure utilisé durant la première guerre mondiale et dans les années qui ont suivi. Les millésimes sur ces papiers GC sont assez recherchés. Le nec plus ultra en la matière est le bloc de quatre avec la marge supérieure de la feuille qui indique "GC".

Le chiffre de millésime 8 a parfois été monté à l’envers. En présentation normale, la boucle supérieure du 8 est plus petite que celle du bas. Mais les moments d’inattention existent, même chez les ouvriers chargés de l’impression des timbres...

Les feuilles destinées à la confection de roulettes ne comportaient pas d’espace interpanneaux. La bande verticale centrale porte cependant un millésime toutes les cinq rangées. Pour différencier ces roulettes des millésimes ordinaires, une bande de cinq paires est nécessaire, voire une bande verticale de trois paires si le millésime est situé sur la rangée inférieure.

D'autres "plus" encore...

- Certaines pièces présentent des variétés mineures, comme des décalages du millésime vers le haut ou vers le bas, ou encore des millésimes penchés. Sans cotation particulière, c’est une façon d’agrémenter sa collection.

- Plus difficiles à trouver sont les essais de couleurs et les non dentelés de feuilles témoin. Ces pièces sont rares, mais n’ont pas non plus de marché spécifique.

- Les différences de largeur des ponts peuvent également être recherchées : il s’agit de la largeur de l’espace blanc séparant le bord droit du timbre de gauche du bord gauche du timbre de droite. Ces ponts sont de largeur variable, même si l’espacement des dentelures est lui constant et toujours égal à une demi largeur de timbre.

Il s’agit d’une variété dûe à l’absence accidentelle du caractère imprimant le millésime, soit par oubli, soit qu’il ait été mal enfoncé dans son logement, soit qu’il en soit sorti en cours d’impression...

Pour être certain d’être en présence d’un "sans millésime", il faut bien sûr que le timbre soit postérieur à 1891 et posséder un fragment de feuille suffisant pour attester qu’il devrait être présent. C’est le cas avec un bloc de quatre attenant au bord de feuille ou au pont interpanneaux supérieur puisque le millésime devrait se trouver dans la deuxième rangée. C’est le cas aussi si on dispose d’un bloc vertical de quatre paires : étant donné l’emplacement du millésime et la disposition des feuilles (voir schéma), le chiffre du millésime doit se retrouver dans un tel bloc de quatre paires.

Les "sans millésime" sont connus seulement dans une vingtaine de cas.

La Cote des Millésimes